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Rhumatisme psoriasique

Le rhumatisme psoriasique est un rhumatisme inflammatoire chronique qui se traduit par des douleurs, des gonflements et des raideurs articulaires. Même s’il est plus fréquent chez les personnes souffrant de psoriasis, 20 % des personnes atteintes de rhumatisme psoriasique ne présentent pas cette maladie de la peau.

Évoluant par poussées, parfois séparées de longues périodes d’accalmie, le rhumatisme psoriasique passe parfois inaperçu, voire est confondu avec une autre forme de rhumatisme chronique comme la spondylarthrite.

Des traitements permettent de soulager les poussées aiguës, mais aussi de réduire leur fréquence d’apparition.

En savoir plus sur https://eurekasante.vidal.fr/maladies/appareil-locomoteur/rhumatisme-psoriasique.html?cid=Eml_000553#bLI9yPSJhM0D7jqr.99

Allergie aux venins d’hyménoptères

Allergie aux venins d’hyménoptères : une désensibilisation efficace

L’allergie aux guêpes ou aux abeilles peut apparaître à n’importe quel âge. En général, la première réaction allergique n’est pas fatale. Mais il ne faut surtout pas minimiser des symptômes plus importants que l’habituelle rougeur et consulter un spécialiste. Car il est possible de se faire désensibiliser.

Abeilles, guêpes, frelons, taons… Si leurs piqûres sont parfois juste douloureuses, dans certains cas elles peuvent provoquer des réactions allergiques aux conséquences graves.

Lorsque que l’allergie est identifiée, il est possible de réaliser une désensibilisation. L’allergène est absorbé ou injecté au patient à petites doses pour provoquer la réaction de défense : « La désensibilisation ou l’immunothérapie spécifique consiste à administrer des petites doses croissantes pour arriver à une protection contre l’allergie en faisant refabriquer ou resynthétiser des anticorps qui vont bloquer la réaction allergique« , explique le Dr Alice Seringulian, allergologue.

Les doses de venin sont injectées sous surveillance rapprochée pour réagir à la moindre alerte pendant le traitement et dans les quatre heures qui suivent. Un délai beaucoup moins long qu’auparavant comme le souligne le Dr Seringulian : « C’est une désensibilisation ultra accélérée par rapport à ce qu’on faisait il y a quelques années. Les patients restaient trois jours en hospitalisation et on espaçait beaucoup plus les injections. On arrivait toujours à la même dose à la fin. Maintenant les injections sont beaucoup plus rapprochées, toutes les trente minutes et le patient sort protégé en fin de journée« .

Mais les patients n’abandonnent toutefois pas immédiatement la seringue d’adrénaline qui doit les accompagner en permanence. Cette protection est rassurante en attendant de renforcer la désensibilisation avec des rappels 15 puis 45 jours plus tard, et enfin tous les mois pendant cinq ans pour ne plus jamais craindre le bourdonnement des abeilles…

http://www.allodocteurs.fr/maladies/allergies/allergie-aux-venins-d-hymenopteres-une-desensibilisation-efficace_19986.html

Urologue – Quand et pourquoi consulter ?

Urologue – Quand et pourquoi consulter ?

Certaines affections de l’appareil urinaire ou génital de la femme, de l’homme ou de l’enfant peuvent amener à consulter un urologue. Quelles sont-elles ? Comment se déroule une consultation d’urologie ?

Définition

L’urologue est un médecin spécialisé dans les troubles de l’appareil urinaire et génital. Il peut être consulté en vue d’un traitement chirurgical ou médicamenteux, ou pour un dépistage. Il traite ainsi des troubles tels que l’incontinence urinaire, les infections urinaires, les colitesnéphrétiques, mais aussi la stérilité, la sécheresse vaginale chez les femmes ou les troubles de l’érection chez l’homme. L’urologue prend également en charge des pathologies telles que le cancer de la prostate ou de la vessie. Il est diplômé en chirurgie générale et en études spécialisées complémentaires d’urologie.

Pathologies prises en charge par l’urologue
Chez la femme

L’urologue peut intervenir pour traiter des pathologies liées à l’appareil urinaire (reins, uretèreset vessie) : incontinence urinaire, cystites aigues ou chroniques, pyélonéphrite, tumeurs
Chez la femme, les affections de l’appareil génital sont le plus souvent prises en charge par un gynécologue plutôt que par un urologue.

Chez l’homme

Les hommes peuvent être amenés à consulter un urologue en cas d’affection de l’appareil urinaire ou de l’appareil génital : hyperplasie bénigne de la prostate, calculs rénaux, incontinence, troubles de l’érection.L’urologue prend également en charge les formes de cancer qui touchent les organes de l’appareil uro-génital : cancer de la prostate, cancer du testicule, cancer du rein. Il peut être consulté en prévention, pour un dépistage, ou dans le cadre d’un traitement.

Chez l’enfant

Certains urologues disposent d’une spécialité pédiatrique. Ils interviennent généralement au sein des services de chirurgie pédiatriques dans les hôpitaux.Les parents peuvent consulter un urologue pour leur enfant dans les situations suivantes : phimosis, malformations de l’appareil génital ou urinaire, énurésie, incontinence diurne.

Déroulement de la consultation

La consultation d’urologie débute par un dialogue et un interrogatoire : l’urologue interroge le patient sur ses symptômes, ainsi que sur ses antécédents personnels et familiaux. Le médecin procède ensuite à un examen clinique. Selon les cas, un examen du périnée et/ou un toucher rectal peuvent être pratiqués. La réalisation d’examens complémentaires dépend des symptômes du patient, et nécessitent parfois la prise d’un second rendez-vous. Il peut s’agir d’un ECBU (examen cytobactériologique des urines), d’une débitmétrie, d’une cytoscopie, d’un bilan urodynamique, d’une échographie de l’appareil urinaire ou de la prostate, ou de radiographies.

Prise en charge

Les consultations chez l’urologue sont partiellement remboursées par l’Assurance Maladie dans le cadre du parcours de soins coordonnés. Il est donc recommandé de consulter le médecin traitant au préalable.

http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/faq/58386-urologue-quand-et-pourquoi-consulter

Les allergologues en voie de disparition ?

Les allergologues en voie de disparition ?

Vingt millions de personnes en France souffrent d’allergies. Et ce chiffre devrait exploser dans les années qui viennent. Pourtant, l’existence des médecins allergologues est remise en cause par la réforme des études de médecine.

Elles touchent un Français sur trois. Qu’elles soient respiratoires, alimentaires, cutanées ou encore médicamenteuses, les allergies se développent de manière exponentielle. Mais paradoxalement, le métier d’allergologue peine à être reconnu. En France, officiellement la spécialité « allergologie » n’existe même pas. « On nous propose à l’heure actuelle plutôt des formations complémentaires au sein de disciplines généralistes comme la médecine interne ou la médecine générale« , explique Pr Jocelyne Just, chef du service d’allergologie pédiatrique à Hôpital Armand Trousseau (AP-HP).

Une formation déjà insuffisante pour des pathologies qui se complexifient car les allergies ne se réduisent pas au simple rhume des foins, et autres nez qui coulent. De plus en plus de patients présentent des allergies croisées qui nécessitent une prise en charge spécifique. « Il y a des pathologies transversales pour lesquelles il faut un allergologue. Par exemple pour les multi-allergiques : des enfants atteints à la fois d’asthme, d’eczéma, d’allergies alimentaires extrêmement sévères, à risque de choc anaphylactique, de crises aiguës graves ou mortelles », estime le Pr Jocelyne Just.

Aujourd’hui, pour devenir allergologue, les internes en médecine suivent une formation de trois ans qui débouche sur un diplôme d’études spécialisées complémentaires(DESC). Mais la réforme des études médicales de troisième cycle, dont l’application est attendue dès la rentrée 2017, prévoit la suppression de ce DESC et son remplacement par quelques heures de formation dans le cursus de médecine générale.

Pour le syndicat des allergologues, c’est signer l’arrêt de mort de leur spécialité. « Avec une moyenne d’âge de la profession de 27 ans aujourd’hui, il n’y aura plus, d’ici quinze ans, d’allergologues exclusifs si aucune spécialité permettant de pérenniser la formation n’est créée« , explique le Syndicat français des allergologues.

http://www.allodocteurs.fr/maladies/allergies/les-allergologues-en-voie-de-disparition_18954.html

Hernie discale : quand le disque ne tourne plus rond

Vous avez mal au dos, comme 80% des Français ? Ce sont peut-être vos disques, ces petits « coussins » situés entre les vertèbres de la colonne vertébrale pour amortir les chocs. C’est quand ils s’abîment que la hernie discale apparaît, et les douleurs avec. Quelles sont les solutions en cas de hernie discale ?

Des élancements de plus en plus violents dans la jambe, des difficultés à marcher, un mal de dos omniprésent… En France, 50 à 70% de la population souffre de « mal de dos ». Sciatiquelombalgie… À l’origine, il y a souvent une hernie discale. La hernie discale touche aussi bien les hommes que les femmes, généralement entre 35 et 55 ans.

La hernie discale est une altération du disque présent entre les vertèbres. La colonne est formée de 24 vertèbres mobiles (7 cervicales, 12 dorsales, 5 lombaires et 5 sacrées soudées). Ces vertèbres protègent la moelle épinière, au centre du canal vertébral. De chaque côté émergent des fibres nerveuses qui vont avoir soit un rôle sensitif, soit un rôle moteur.

Le rôle du disque vertébral est d’amortir les chocs et de protéger la colonne vertébrale des traumatismes. Ce disque est entouré d’une paroi fibreuse et rigide pour contenir son centre mou et élastique. Avec l’usure du temps ou à la suite d’un traumatisme, cette paroi plus rigide peut s’ébrécher et laisser la partie molle migrer vers l’extérieur et comprimer la moelle épinière ou les nerfs. La hernie discale peut se former à n’importe quel endroit de la colonne et les signes sont diffèrents en fonction du nerf comprimé.

Dans la plupart des cas, la hernie discale est diagnostiquée grâce à des images comme l’IRM. Mais pour 10 à 20% des patients, il est nécessaire de faire un examen complémentaire : l’électromyogramme.

Lorsque l’IRM ne suffit pas à expliquer les symptômes, un électromyogramme peut être réalisé. Cet examen permet de préciser l’origine des douleurs et d’évaluer la nécessité d’une opération. L’examen s’effectue en deux temps.

Dans un premier temps, le médecin électromyographiste étudie les nerfs au niveau de la jambe et du pied grâce à de petites électrodes de surface et en utilisant des courants électriques. La machine calcule alors la vitesse de conduction nerveuse, c’est-à-dire la capacité des nerfs à transmettre le courant nerveux jusqu’au muscle. Plus les nerfs sont abîmés par la hernie, moins ils sont capables de transmettre le message nerveux. Cette première étape permet aussi de déterminer si en dehors de la hernie, d’autres causes peuvent expliquer la douleur comme des maladies du nerf.

Pour la deuxième étape de l’examen, le médecin utilise non plus des électrodes mais des aiguilles fines introduites directement dans les muscles. Au total, quatre muscles sont testés sur chaque jambe. En fonction de la localisation de l’aiguille, le médecin peut déterminer au niveau de quelle vertèbre se situe la hernie la plus agressive.

Grâce aux informations fournies par l’électromyogramme qui seront comparées avec les examens d’imagerie, le chirurgien peut alors décider si une intervention est nécessaire ou non pour soulager le patient.

La hernie est douloureuse, quelle qu’en soit l’origine. Le mal se fait ressentir le plus souvent en bas du dos, puisque dans 95% des cas, la hernie se situe au niveau des vertèbres lombaires. Elle entraîne alors des lombalgies (les classiques douleurs dans le bas du dos) accompagnées ou non d’une sciatique.

Le long de la jambe et dans le dos, les douleurs dues à la compression du nerf peuvent devenir insupportables. Pas étonnant donc que la hernie soit la première cause de consultation des centres anti-douleur.

La guérison de la hernie a lieu généralement après un mois et demi de traitement médical et certaines précautions.

Le traitement commence par la mise au repos et à l’abri des situations à risque pour le dos. Mais la station alitée ne doit pas excéder un à deux jours, car il affaiblit les muscles du dos et ankylose les articulations.

L’application de glace à l’endroit de la hernie peut diminuer l’inflammation.

Les médicaments, eux permettent de soulager la douleur. C’est le cas des antalgiques, des anti-inflammatoires ou des décontractants musculaires.

L’injection de corticoïdes est employée lorsque les médicaments ne suffisent pas. Sous guidage radiologique, le médecin repère la région à anesthésier. Puis il place une aiguille de guidage afin d’atteindre la zone inflammatoire. Dernière étape : le radiologue injecte les corticoïdes. Pour qu’une infiltration soit efficace, les patients doivent se reposer durant 48 heures. Ils doivent ressentir les bénéfices des infiltrations quelques jours après. Si ce n’est pas le cas, une seconde infiltration peut être envisagée.

Des séances de rééducation avec un kinésithérapeute peuvent être prescrites avant mais aussi après une intervention.

ans environ 10% des cas, les traitements médicamenteux et les injections ne suffisent pas à soulager les douleurs dues à la hernie discale. L’opération chirurgicale doit alors être envisagée en urgence lorsque ces traitements ne répondent plus, lorsque la hernie est associée à une paralysie des membres ou à des problèmes intestinaux ou urinaires (dans 5 à 10% des cas de hernie)

Lors de la discectomie, le chirurgien enlève le disque abîmé.

Très souvent, la chirurgie n’est pas nécessaire pour soulager les douleurs dues à la hernie discale. Des séances de kinésithérapie peuvent soulager le patient. Depuis le début des années 80, la méthode McKenzie, du nom du kinésithérapeute néo-zélandais qui l’a mise au point, permet de travailler sur l’extension et la cambrure de la colonne vertébrale pour atténuer les douleurs.

Le principe de la méthode McKenzie est d’étirer la colonne vertébrale en adoptant des postures cambrées. L’objectif étant de réintégrer le noyau dans le disque intervertébral. La sollicitation répétée de la colonne permet de limiter l’inflammation de la hernie et les douleurs.

Les exercices de la méthode McKenzie permettent également de renforcer la musculature du dos tout en conservant le principe de la cambrure. Les patients apprennent ainsi à soulager leur dos à n’importe quel moment de la journée grâce à des exercices qu’ils peuvent facilement reproduire.

L’idéal est d’effectuer trois séries de dix mouvements par jour. Dans 80% des cas, la méthode McKenzie soulage durablement les hernies discales si l’indication est bien posée.

Prévention : comment soigner ses disques

Quelques principes de base suffisent à préserver son dos, car la hernie n’est pas une fatalité !

Une bonne posture tout d’abord. Le dos doit être bien droit et les épaules en arrière. Pour porter un objet lourd, il faut fléchir les genoux et s’accroupir, et non, se pencher en tordant son dos !

Une activité physique régulière, précédée d’un échauffement en douceur, entretient la souplesse de la colonne vertébrale. Des abdominaux et des dorsaux musclés sont la garantie d’une meilleure position. Enfin, perdre quelques kilogrammes excessifs ne peut faire que du bien !

Sachez que certains sports sont particulièrement bénéfiques pour le dos : le cyclisme, la natation, la marche rapide sont vivement conseillés.

http://www.allodocteurs.fr/j-ai-mal/au-dos/hernie-discale/hernie-discale-quand-le-disque-ne-tourne-plus-rond_28.html

Endométriose : une campagne nationale pour briser le tabou

L’endométriose touche une femme sur dix, mais cette maladie reste encore largement méconnue

Sept ans… C’est la durée moyenne de retard de diagnostic de l’endométriose en France. Malgré les douleurs intenses qu’elle provoque, cette maladie reste souvent taboue parce qu’elle relève de l’intime, de la sexualité. Pourtant, elle toucherait 10% des femmes.

L’endométriose se caractérise par la présence de tissu utérin en dehors de la cavité utérine. En temps normal, au moment des règles, l’endomètre (la muqueuse utérine), s’épaissit sous l’effet des hormones et disparaît s’il n’y a pas de nidation. Le sang s’évacue alors par voie vaginale. Mais chez les femmes atteintes d’endométriose, ces cellules ne s’éliment pas correctement et certaines se développent hors de l’utérus et provoquent alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, dans les organes colonisés. Cette colonisation a principalement lieu sur les organes génitaux, mais elle peut s’étendre aux appareils urinaire, digestif… et plus rarement aux poumons.

Les lésions de l’endométriose ont la particularité de réagir aux fluctuations hormonales comme l’endomètre, et de déclencher une réaction inflammatoire, source de douleurs notamment au moment des règles. « Environ 80% des femmes atteintes d’endométriose présentent ce type de douleurs. Le second symptôme le plus fréquent est la dyspareunie, c’est-à-dire des douleurs pendant les rapports intimes« , explique le Dr Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue à l’hôpital Trousseau (AP-HP). Les patientes peuvent également avoir des douleurs pelviennes chroniques ainsi que des douleurs au moment de la défécation ou de la miction.

La maladie peut aussi être totalement asymptomatique. Dans ce cas, elle est généralement découverte de façon fortuite alors que la patiente consulte en raison d’une difficulté à concevoir un enfant. L’endométriose est en effet une cause majeure d’infertilité, même si l’explication scientifique de ce lien n’est pas totalement élucidée.

Le traitement de première intention consiste à donner un traitement hormonal destiné à provoquer une aménorrhée, réduisant ainsi les douleurs liées à la réponse hormonale des lésions d’endométriose« Quand les douleurs continuent à exister, il peut y avoir une prise en charge chirurgicale », affirme le Dr Chrysoula Zacharopoulou. Il s’agit alors de retirer les lésions disséminées sur les différents organes de façon la plus exhaustive possible.

http://www.allodocteurs.fr/maladies/gynecologie/endometriose/endometriose-une-campagne-nationale-pour-briser-le-tabou_18857.html

MALADIE RÉNALE ET PRISE EN CHARGE : LE PARCOURS DU COMBATTANT

MALADIE RÉNALE ET PRISE EN CHARGE : LE PARCOURS DU COMBATTANT

En préparation de la journée nationale du rein qui aura lieu le 10 mars, l’association Renaloo tire la sonnette d’alarme sur la prise en chargeinégale des patients atteints d’une maladie rénale.

  • Insuffisance rénale : des malades mal informés
  • L’incroyable retard français dans la prise en charge de la maladie rénale
  • Repenser le parcours des patients

Insuffisance rénale : des malades mal informés

A l’heure où les autorités sanitaires considèrent que le patient doit être acteur de sa santé, une étude, réalisée par l’association Renaloo sur plus de 1000 patients atteints de pathologies des reins, révèle qu’ils sont mal informés par les professionnels de santé et qu’ils ne sont pas suffisamment associés aux décisions médicales les concernant :

  • 1 sur 3 estime ne pas avoir participé au choix de son traitement, 1 sur 2 parmi les patients sous dialyse.
  • plus d’1 sur 2 déclare avoir été mal ou pas informé sur l’éventualité d’être greffé sans passer par la dialyse, alors que l’accès précoce à la greffe est considéré comme la stratégie la plus efficace par les meilleurs spécialistes des reins. C’est aussi la plus confortable pour le patient et la moins coûteuse.
  • 1 sur 2 ne sait pas qu’il est possible de faire sa dialyse à domicile, alors qu’1 sur 3 souhaiterait essayer

 

Repenser le parcours des patients

Pour Yvanie Caillé, directrice de Renaloo, « Cet état des lieux doit amener les pouvoirs publics et les autorités de santé à repenser les parcours des patients afin qu’ils puissent avoir accès, aux bons moments, aux traitements les plus adaptés à leur santé mais aussi à leurs vies ». L’association réclame plus de transparence, à commencer par la création d’un registre REIN (Réseau Épidémiologie et information en Néphrologie) au niveau de chaque centre de dialyse et non plus au niveau de chaque région comme c’est le cas aujourd’hui, avec un accès aux données relatives à chaque établissement (nombre d’inscrits sur liste d’attente pour une greffe, etc.). Pour inciter à de meilleures pratiques médicales, Renaloo demande également que des indicateurs de performance soient mis en place.

Sources :

Conférence de presse « Maladies rénales, dialyse, greffe : un parcours du combattant », 18 février 2016. renaloo.com
Article publié par Brigitte Bègue, journaliste santé le 22/02/2016

La CIM-10

La CIM-10

La Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM) a pour but de permettre l’analyse systématique, l’interprétation et la comparaison des données de mortalité et de morbidité recueillies dans différents pays ou régions et à des époques différentes. La CIM est utilisée pour transposer les diagnostics de maladies ou autres problèmes de santé, en codes alphanumériques, ce qui facilite le stockage, la recherche et l’analyse des données et son utilisation en épidémiologie, en planification et gestion sanitaire ou encore à des fins cliniques.

La CIM est gérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui en a publié la dixième révision (CIM–10) en 1993. La CIM–10 fait l’objet de mises à jour annuelles qui sont publiées en anglais sur le site www.who.int/classifications/icd/icd10updates.

Dans le cadre du Programme de médicalisation du système d’information (PMSI) des établissements hospitaliers français, la CIM–10 est utilisée pour le codage des diagnostics et des motifs de recours aux services de santé.

Cependant, pour répondre aux exigences descriptives et administratives du PMSI, l’ATIH crée chaque année des extensions nationales qui enrichissent la CIM–10. Toutes ces modifications et mises à jour étaient, jusqu’en 2014, publiées séparément sur le site de l’ATIH (www.atih.sante.fr/nomenclatures-de-recueil-de-linformation/cim).

ROSP _ Rémunération sur objectifs de santé publique

Rémunération sur objectifs de santé publique

La rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) des médecins traitants repose sur le suivi de 29 indicateurs, pour un total de 1 300 points : 5 indicateurs sont dédiés à l’organisation du cabinet, 24 indicateurs concernent la qualité de la pratique médicale.

Les thèmes des indicateurs

Les indicateurs d’organisation du cabinet visent à favoriser l’informatisation et la modernisation des cabinets médicaux, pour permettre à la fois un meilleur suivi de la patientèle et une amélioration du service rendu aux patients.

Pour les médecins traitants, les indicateurs d’organisation du cabinet sont au nombre de 5 :

  • mise à disposition d’un justificatif comportant un descriptif de l’équipement permettant la tenue du dossier médical informatisé et la saisie de données cliniques pour le suivi individuel et de la patientèle (production d’un justificatif par le médecin) ;
  • mise à disposition d’un justificatif témoignant de l’utilisation d’un logiciel d’aide à la prescription certifié (production d’un justificatif par le médecin) ;
  • équipement informatique permettant de télétransmettre et d’utiliser des téléservices (indicateur calculé par l’Assurance Maladie) ;
  • affichage dans le cabinet et sur le site ameli des horaires de consultations et des modalités d’organisation du cabinet, notamment pour l’accès adapté des patients (déclaration via ameli-direct ou Espace pro, ou via la caisse d’Assurance Maladie) ;
  • élaboration à partir du dossier informatisé, et mise à disposition, d’une synthèse annuelle par le médecin traitant pour chaque patient (déclaration auprès de la caisse d’Assurance Maladie).

ameli

ROSP GENERALISTES     ROSP SPECIALISTES

Embolie pulmonaire – Symptômes et traitement

Embolie pulmonaire

Chaque année, la France enregistre entre 70 et 100000 cas d’embolie pulmonaire.
Parmi eux, 5% sont graves et engagent le pronostic vital. Malgré les progrès diagnostics et thérapeutiques, l’incidence de cette pathologie qui peut être mortelle, mais aussi prévenue dans un certains nombre de cas, ne diminue pas.

Définition

Une embolie pulmonaire est due à l’obstruction d’une artère pulmonaire par un caillot de sang. Le caillot se fixe dans 9 cas sur 10 préalablement sur la paroi d’une veine profonde de l’abdomen, du bassin ou d’un membre inférieur, migre dans le sang et s’arrête dans une artère pulmonaire. L’embolie pulmonaire est à l’origine de nombreux décès. Son apparition peut être favorisée par des troubles de la coagulation du sang, par un long voyage en position assise (en avion, en voiture,etc.), mais également par une opération chirurgicale, notamment orthopédique(prothèses de membre, etc.)n une immobilisation prolongée, une grossesse ou un accouchement, une augmentation du volume total des globules rouges (polyglobulie), un cancerou une insuffisance cardiaque ou une insuffisance respiratoire.

Symptômes

Défaillances circulatoires et insuffisance respiratoire sont les conséquences possibles d’une embolie pulmonaire. Selon son importance, elle peut présenter les symptômes suivants : angoisse, tachycardie, légère fièvre, douleur thoracique ressentie comme un coup de poignard ou un point de côté, une gêne respiratoire qui peut être accompagnée de crachats sanguinolents et parfois un arrêt cardiaque. Des signes de thrombose veineuse d’une jambe sont parfois associés et renforcent la suspicion diagnostique : membre gonflé, douloureux, induré avec augmentation de la chaleur locale, comparativement à l’autre jambe. Ces signes sont souvent retrouvés au niveau d’un mollet.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur les signes décrits par le patient. L’examen clinique est en général peu contributif et peut permettre de retrouver un pouls rapide, un léger pouls, l’absence d’anomalie au niveau de l’auscultation des poumons, des signes de thrombose veineuse profonde. Pour confirmer le diagnostic, une radiographie des poumons et un électrocardiogramme peuvent être initialement prescrits. Une prise de sang avec dosage des D-Dimères permettra d’éliminer le diagnostic d’embolie pulmonaire en cas de valeur normale. Souvent, une échographie-doppler des membres inférieurs est réalisée à la recherche d’une thrombose veineuse. En cas de signes inquiétants, une scintigraphie pulmonaire ou un angio-scanner (scanner avec opacification des vaisseaux) confirmera le diagnostic.

Traitement

L’hospitalisation est incontournable dans le cas d’une embolie pulmonaire. Elle va permettre un bilan et un traitement optimal avec surveillance pour éviter les complications. Le patient est mis sous oxygène et pour empêcher l’apparition de nouveaux caillots et l’extension des caillots déjà présents, sont administrés des anticoagulants. Dans les cas les plus graves, une opération chirurgicale peut être réalisée. Après guérison, le patient devra prendre des anticoagulants pendant plusieurs mois voire à vie.

Prévention

La prévention passe par la marche et la mobilisation des jambes en cas d’immobilisation prolongée (voyage en avion, etc.), ainsi que par un lever précoce après une opération chirurgicale à risque, par le port de bas de contention pour favoriser le retour veineux des membres inférieurs et éviter la survenue d’une thrombose. En cas de situation à risques une administration d’anticoagulants peut être faite à dose préventive. L’ensemble des facteurs de risque cardiovasculaires doivent être pris en charge: tabac, surpoids, hypercholestérolémie, équilibre strict d’un diabète ou d’une hypertension artérielle.

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